Présentation astro

Une brève histoire du temps (de devenir astram)

LE TERRAIN

Un adorable garçon (c'est ma mère qui le dit) doté d'une bonne dose d' intelligence (là c'est mon père qui l'affirme) créative et curieuse (ici ça vient de moi), s'intéresse non seulement à lui mais aussi au monde dans lequel il vit.
Un esprit qui bien vite met de l'ordre dans l'échelle des valeurs, trois catégories suffisent.
Cat.1, à éviter:
- a) ranger sa chambre
- bé) mettre le bordel dans celle de sa soeur, scuzez, quand j'écris ça marque , donc j'écris bé)
- c) se faire remarquer à l'école (bons ou mauvais points)
- d) le journal télévisé
- e) les chicons, le pamplemousse, l'huile de foi de morue
Cat. 2, à rechercher:
- a) transformer sa chambre en espace de jeu
- bé) tout lieu où faire des expériences en toute tranquillité
- c) toute méthode permettant d'avoir des résultats passables en se fatigant le moins possible
- d) le "jardin extraordinaire"
- e) le foi de veau, purée, compote de pommes.
Cat.3 à vérifier:
- le reste...à commencer par la nièce des voisins du jardin à droite, elle est là pendant les vacances.

LE SEMIS

Le premier cap d'âge (6 ans) à peine franchi, première nuitée...inoubliable!
20 Juillet 1969, Armstrong (encore maintenant je visualise un Black: Armstrong = Louis) a failli rater la dernière marche de son échelle mais non, il s'en sort habilement. Un petit pas pour lui, une énorme pirouette pour l'humanité!
L'espace, les sciences, voilà qui est fort amusant, voilà qui allait m'occuper un bon bout de temps.
Autre chose que la philosophie, voyez Shopenhauer qui, à 12 ans, disait: "La vie est un dur problème, j'ai décidé de consacrer la mienne à y réfléchir".
Je me voyais plus comme savant fou que comme sec érudit, au grand dam de ma mère et mon père comme vous allez comprendre à travers mes expériences foireuses.

Qui dit expériences dit labo.

Dans l'esprit d'un gamin de 12 ans un labo est avant tout un endroit secret ou du moins où seuls les personnes ayant le badge certifiant l'acceptation d'une vérification en bonne et due forme puissent avoir accès.
La cave.
Parfait, l'écriteau "DANGER RADIASSION DEFANCE D'ENTREZ" placardé à la porte formait le cadre d'un laboratoire imaginaire qui serait la source d'inventions qui allaient changer le monde.
Comme la cave se trouve près du corridor d'entrée, les traveaux "Top Secret" se feront dans ma chambre, située au deuxième étage, c'est plus à l'abri d'espions. Pas d'écriteau ici, discrétion totale.
La documentation.
Razzia sur tous les livres d'école de mon grand-frère et ma grande-sœur (gaffe à Cat 1.bé) concernant biologie, chimie, maths et physique.
Le matériel.
Le laboratoire (la cave) est un capharnaüm, on y trouve de tout, suffit de subtiliser encore les boites 'Petit Chimiste", "101 Electrical Experiments", Légo et Mecano de mon frangin.

Qui dit labo dit catastrophes.

Pas brûler les étapes, suivre et comprendre les progrès de l'humanité en "conquête" spatiale pour commencer, avant de partir à l'assaut des étoiles.
Brûler?
Montgolfier! L'air chaud est plus léger que l'air froid. De l'air chaud se trouve à la cuisinière.
La cuisinière est hors zone sécurisée et trop lourde pour être déplacée.
Soit, je me lève à une heure où les espions dorment encore (5 du mat) et muni de mon prototype de montgolfière, discrètement je descends et vais tenter ma première expérience que j'estime facile dans la cuisine.
L'air trop chaud, car sous forme de flammes, s'est empressé d'embraser mon superbe prototype de ballon à air chaud où j'avais avec tant d'application inscrit "NASA M-P1 USA" au marqueur rouge et bleu.
L'instinct de conservation ayant pris le dessus j'ai vite jeté cette boule incandescente sur le parterre en vinyl qui s'est aussitôt plaint en émanant une odeur capable de réveiller le plus redoutable des espions: papa.
"Truc de lopettes les montgolfières", me suis-je dit en massant une joue encore rouge par cinq endroits, "une fusée que je vais construire moi! Suffit de trouver un endroit pour la plateforme de lancement!"

Les maquettes en carton cylindres poudre à lessiver tronaient fièrement à côté de mon cartable fermé.
Le V2 achevé faisait son mètre de hauteur et Saturn V, plus haute que moi, attendait les dernières inscriptions.
Mes petites fusées à étages faites avec des pétards de feu d'artifice ont eu suffisament de succès pour envisager d'aller plus haut.
Mais des problèmes d'envergure se cherchaient une solution dans les méandres de mon jeune cerveau en ébullition. La rampe de lancement en Légo devait être remplacée par une construction solide, en bois donc.
La poudre nécessaire pour remplir la Saturn V allait me coûter au moins cinq noëls et quatre anniversaires.
Cependant j'avais trouvé une formule magique dans un "Bob et Bobette" pour faire de la poudre soi-même: 1/3N, 1/3S et 1/3C mais où trouver les ingrédients, le droguiste ayant hypocritement évincé la question?
De réflexion en re-flexion un autre problème de taille se profilait: en étudiant le V2 j'avais compris que pour la combustion il fallait de l'oxygène, liquide en plus, mince alors, comment faire?

Biologie, plantes, chlorophyle, photosynthèse, oxygène. Hop, on y va.
Des feuilles de Luzerne dans une éprouvette remplie d'eau à l'envers dans un récipient, de sorte qu'une bulle d'air se forme dans le cul de l'éprouvette.
Cette bulle est de l'oxygène pure: une allumette à peine éteinte se rallume au contact de celui-ci.
Expérience dans le jardin été 1976, chaud et sec cet été. Raté: voulant contrôler l'oxygène "liquide" je trempais l'allumette dans l'eau et dépité j'ai tout laissé sur place.
Mister Soleil a continué à arroser la Luzerne et le récipient de ses rayons, un effet de loupe et le jardin a pris feu.
Mais l'espion le plus dangereux espionnait...le quartier n'a subit aucun dommage, contrairement à je ne sais plus quelle joue.

Réflexion en retraite forcée, c'est vers la chimie que je me suis tourné.
Des poudres de toute sorte (du n'importe quoi mais soigneusement consigné dans mon cahier "Space Top Secret") mélangées et chauffées en solution aqueuse dans une éprouvette bouchée.
La première a éclatée. Enthousiaste à la vue d'une telle énergie, je refais mon mélange.
Cette fois l'éprouvette était plus solide et c'est le bouchon qui a cédé en premier, entrainant avec lui une bouillasse noirâtre qui a fait une énorme tache sur le plafond fraîchement retapissé de crépi blanc.
Criant EUREKA je dévale les escaliers, ça y est, le carburant de l'espace était né!
Mon frère m'a expliqué la loi des gaz parfaits, pV=nRT et m'a promis, moyennant cinq noëls et quatre anniversaires, de retapisser le plafond et de ne rien dire à l'espion le plus périlleux.


LA DORMANCE

En passant de noëls en anniversaires, je me suis de plus en plus consacré à la Cat. 3.
Faut bien avouer que la nièce des voisins du jardin à droite avait de quoi titiller la curiosité d'un scientifique en herbe brûlée.
L'anatomie et la biologie donc, mais aussi les mobs, puis les motos...
L'astro m'effleure à travers diverses lectures comme "Patience dans l'azur" ou "Une brève histoire du temps". Cependant je n'avais aucune idée de ce qui se trame de merveilleux au dessus de ma tête, tête qui justement en lisant est inclinée 45° vers le bas, c'est pas par là que ça se passe.

LA GERMINATION

Des années après, une Voie Lactée à l'œil nu à réveillé le semis d'envie d'espace.
Igor fait son entrée et comme tout débutant astram, je trouve conseil sur WebAstro.
Voici ma présentation qui en fait est un résumé du récit plus haut:

Citation:
Posté par (syncopatte @ 28/03/2005 - 15:45)
(texte cité)
Bonjour à toutes et tous,
à 12 ans, comme presque tout les gamins de cet âge, j'étais passionné par la conquète de l'espace et consorts.
Puis vint l'âge où l'attraction vers les voisines devenait plus grande, où une mobylette trafiquée était le bien le plus précieux...
Quelques 25 années après, un été en vacances à Forcalquier, je redécouvre la voie lactée et du coup mon ancienne passion pour les célestes choses a refait surface.
Je me suis inscrit dans un club astro où 2 soirées d'observation sont prévues par mois.
Hélas, Murphy était au courant, les nuages s'invitaient systématiquement ces soirées-là (quelques exceptions mais alors les transports en commun étaient en grève)
J'ai donc décidé de m'offrir un télescope et n'ayant pas de budget confortable, c'est le controversé Seben Big Bazaar que j'ai acheté (à ce prix, si c'est de la m..., ça peut toujours servir de porte-parapluie ultra design).
Résultats de test plus tard sur le forum (capitaine) ad hoc.
A bientôt, je nous souhaite de belles nuits étoilées!
Ah j'allais oublier, je m'appelle Patrick, 42 piges, le "ciel" de Bruxelles au dessus.

LA CROISSANCE

On pourrait la suivre à travers mes posts sur Webastro, avec les questions du début comme la collimation, jusque maintenant où je me sens assez confiant et "expérimenté" pour à mon tour aviser les débutants.
Difficile encore pour moi de définir mes préférences: ciel profond, planétaire, visuel, photo...
Grosso modo ça se profile vers le visuel, ciel profond en majorité.
Les plus grandes extases sont venues avec Biniou (binos 20x90), flânant dans la Voie Lactée.
Les plus grands sentiments de majesté m'ont été donné à travers Igor (Newton ST de 150/1400), en regardant la Lune, Saturne et Jupiter.
La joie de se retrouver dans le cheminement des astres se concrétise plus facilement avec Vasimir (ETX 70 +PC éventuellement)
Une fois absorbé par cette passion, elle nourrit l'esprit et incite à améliorer le matériel.
Il est vrai qu'en comparaison avec les pionniers de l'astronomie, nous sommes mieux lotis question instruments, même avec des "jouets" Lidl, Aldi ou un numéro plus ou moins bon d'eBay.
Mais bon, quand on aime, on ne compte pas, on bichonne, on bricole...

Et si une bonne occasion se présente, on n'hésite pas!
Ainsi m'est offerte une réelle opportunité, j'ai nommé le SW 200/1000 de LittleSoket!
Eh oui, Vanessa a jeté son dévolu sur un superbe instrument, l'Intes 703, et le SW passera chez moi.
Je suis aux anges! Non seulement c'est le F/d qui me plaît le plus, non seulement le prix demandé par Maman Belette ressemble à une formalité, mais en plus ce tuyau m'a déjà fait rêver à travers les croas dont il est acteur.
Ce n'est pas n'importe quel tuyau, il a de l'histoire, une histoire qui va continuer avec moi.
En attendant l'acquisition d'une bonne équatoriale, SVP peut-être, je lui construis une base dobson.
Cela va lui plaire aussi à Victor!
Oui, il s'appelle Victor.

LA RECOLTE

La volupté...
Euh... c'est encore trop tôt là pour la récolte, RV dans quelques années!

Patte.




Actuellement, comme matos: un SW 200/1000 modifié en dobson démontable, les gros binos 20x90 et des petites 10x50.
Oculaires Antares W70 14mm et 8.6mm, puis des plössl entrée de gamme: un 28 coulant 50.8 et un trou de serrure 6.5mm.
Faut avouer qu'avec le 200/1000, je prends autrement mon pied qu'avec le 150/1400!

EDIT: ahum, ça évolue: un 300/1500 de voyage avec tête bino...binolite 20mm, Stellar Series 10mm, barlow 1;9, superview 30mm



06/08/2007
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 17 autres membres